La question « Suna ? » qui signifie « Qu’est-ce que c’est ? » en inuktitut a été posée à plusieurs reprises par les curieux venus découvrir différentes cultures culinaires. De la mimolette, du kimchi, de la salade composée de Jell-O au citron vert, fromage cottage et oignons crus, ou encore de l’igunaq (de la graisse de morse fermentée) avaient de quoi attiser la curiosité du public.
Pier-Maud Lanteigne a apporté une spécialité de son coin de pays, des palourdes du Nord du Nouveau-Brunswick. « C’est une tradition dans ma famille. Chaque année on va pêcher du maquereau et cueillir les claims [palourdes] », raconte-t-elle. Avec ses proches, elle les nettoie puis les conserve dans des bocaux avec un peu de sel. Une façon de faire des réserves pour tout l’hiver, complète son conjoint, Charly Salaun.
Pier-Maud Lanteigne, accompagnée de son conjoint, Charly Salaun, et de leurs enfants, a apporté des palourdes du Nouveau-Brunswick d’où elle est originaire.
Originaire de France, Axel Mouffron a quant à lui apporté des Anis de Flavigny, une spécialité de Côte-d’Or, en Bourgogne. « C’est une spécialité très ancienne », explique-t-il. « C’est une graine d’anis qui est enrobée dans du sucre avec un arôme. J’ai apporté aujourd’hui l’arôme menthe. »
Les trois participants ont particulièrement apprécié cet événement rassembleur et soulignent qu’il est important pour eux de s’impliquer dans la communauté. « Je suis curieux et j’essaie de participer le plus possible à ce type d’événements », partage Axel Mouffron, arrivé à Iqaluit depuis quatre mois. « J’ai aussi, en bon Français, une passion pour la gastronomie donc c’était évident de venir ici aujourd’hui. »
Le Centre alimentaire a organisé un repas partagé où les résidents d’Iqaluit étaient invités à goûter à de la nourriture locale et provenant de différentes régions du monde.
Au-delà des différences culinaires
L’événement, organisé pour la première fois par le Centre alimentaire, avait pour objectif de rassembler les membres de la communauté et de favoriser l’ouverture aux autres cultures culinaires, souligne Joseph Murdoch-Flowers, codirecteur général du Centre Qajuqturvik.
« L’idée était vraiment de déconstruire cette stigmatisation envers les autres cultures, car parfois nous avons honte de notre propre culture envers les autres ».
Il rappelle qu’il s’agit de l’objectif du Centre Qajuqturvik, celui de connecter les uns aux autres et de s’ouvrir à la diversité. L’événement pourrait d’ailleurs être reconduit l’année prochaine.