Du 18 au 21 juin 2026, le festival mettra à l’honneur le thème des pisiit, des chants traditionnels inuit porteurs d’histoires et de mémoire, qui guideront la programmation.
Bien que tous les détails n’aient pas encore été dévoilés, les éditions précédentes donnent une idée de ce qui est à venir. L’an dernier, le festival présentait une offre variée, mêlant spectacles musicaux, ateliers culturels, expositions et événements communautaires.
Par ailleurs, l’identité de la première artiste invitée a été révélée le 4 mai. La chanteuse inuk du Groenland Naja P, qui se produit en kalaallisut, proposera une musique alliant douceur et intensité, abordant des thèmes comme l’amour et l’estime de soi.
Son premier mini-album lui a notamment valu des distinctions aux KNR Awards en 2023, confirmant sa place parmi les voix émergentes de la scène musicale kalaallit.
Les organisateurs du festival n’avaient pas répondu à nos demandes au moment de publier.
Naja P., chanteuse groenlandaise, est la première artiste annoncée cette année.
Un lieu de retrouvailles
Les activités se déploient dans différents lieux à Iqaluit, des scènes intimes aux espaces plus vastes, contribuant à une atmosphère accessible et conviviale.
Le festival met en lumière des artistes inuit, circumpolaires et autochtones, tout en accueillant des créateurs de diverses disciplines venus d’ailleurs. La programmation valorise aussi des performances multidisciplinaires, avec la participation, ces dernières années, de groupes comme Artcirq et d’artistes de la relève, illustrant l’importance accordée à la transmission et à l’implication des jeunes.
Pour plusieurs, Alianait représente un moment pour se retrouver. Le musicien Terry Uyarak évoque un festival « proche de chez-lui », où les liens entre les musiciens sont bien présents. « Pour moi, c’est spécial, car c’est près de chez moi : un seul vol d’avion, et tous mes amis musiciens sont là-bas », dit-il.
Le groupe Nanook, qui s’y est produit à quelques reprises, souligne également le caractère rassembleur de l’événement. Ses membres décrivent un festival où artistes et publics se rencontrent facilement, créant des liens et partageant des expériences significatives. Ils insistent sur l’accueil reçu, autant de la part du public que des autres participants et de l’équipe du festival.
L’édition 2025 était placée sous le signe du Qilaut.
Une affiche porteuse de sens
L’identité visuelle du festival reflète cette volonté de transmission et de rassemblement. L’affiche officielle, signée par Nooks Lindell, s’inscrit directement dans le thème des pisiit. Pensée comme une célébration de ces chants, elle met de l’avant leur rôle dans la transmission et la mise en valeur des histoires et des expériences inuit, à travers les générations. « Les pisiit nous rappellent que nos expériences personnelles ont du pouvoir et du sens », souligne l’artiste.
Il explique que l’œuvre, qui représente notamment une figure féminine forte évoluant dans un environnement nordique, évoque à la fois l’attachement au territoire, la résilience et la volonté de faire vivre ces traditions dans le présent. Elle reflète également l’esprit de rassemblement au cœur du festival, qui réunit artistes et communautés autour d’une identité commune.