le Mardi 6 octobre 2026
le Mardi 6 octobre 2026 16:07 | mis à jour le 6 octobre 2026 16:58 Actualités

À la découverte des carrières à la Garde côtière

Des visiteurs découvrent la passerelle du NGCC Captain Molly Kool. La visite du navire a constitué l’un des faits saillants de la journée, selon Craig Macartney.  — Gwendoline Le Bomin
Des visiteurs découvrent la passerelle du NGCC Captain Molly Kool. La visite du navire a constitué l’un des faits saillants de la journée, selon Craig Macartney.
Gwendoline Le Bomin

La Garde côtière canadienne a profité d’une journée ouverte au public à Iqaluit pour faire connaître son travail dans l’Arctique et les possibilités de carrière qu’elle offre. L’organisation, qui cherche notamment à accroître la représentation des Inuit, estime qu’entre 300 et 400 personnes ont participé à l’événement.

À la découverte des carrières à la Garde côtière
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Le 17 septembre, la Garde côtière canadienne a accueilli la population à l’occasion d’un événement comprenant des activités, des kiosques d’information et la possibilité de monter à bord du NGCC Captain Molly Kool, qui mène notamment des opérations de déglaçage afin de soutenir les collectivités de l’Arctique, dont Iqaluit.   

Cette expérience a constitué l’un des faits saillants de la journée. Selon Craig Macartney, conseiller en communications au Bureau des relations avec les médias de la Défense nationale, le public a été étonné par ses dimensions.  

« Les participants ont vraiment apprécié la visite du navire. C’est quelque chose dont ils se souviendront », souligne-t-il.  

Le rôle du personnel infirmier et l’étendue de ses responsabilités médicales ont également suscité de l’intérêt. Des élèves de différentes écoles d’Iqaluit se sont montrés curieux de la vie quotidienne de l’équipage et de ses espaces de repos et ont été surpris d’apprendre qu’un chef cuisinier faisait partie de l’équipe. Certains ont même indiqué qu’ils aimeraient un jour devenir capitaine au sein de la Garde côtière, ajoute le conseiller.  

Onze postes de matelots visés 

L’événement comportait un important volet consacré à l’emploi. Des membres de l’équipe chargée de l’embauche étaient sur place pour présenter les postes offerts dans le Nord.  

Selon Craig Macartney, le recrutement de 11 matelots est prévu dans la région arctique au cours de la prochaine année et demie dans le cadre de l’initiative de participation et de formation autochtones.  

Depuis le lancement de l’initiative, huit nouvelles recrues ont déjà été accueillies. 

Cette démarche vise entre autres à accroître la présence de groupes actuellement sous-représentés dans l’industrie maritime, dont les peuples autochtones du Nord et les femmes. La Garde côtière rattache cet objectif aux efforts de réconciliation du gouvernement fédéral.

De 300 à 400 personnes ont participé à la Journée de la Garde côtière, tenue le 17 septembre à Iqaluit.  

Gwendoline Le Bomin 

De la formation vers l’emploi 

Pour faciliter l’accès à ces carrières, la Garde côtière dit travailler avec des établissements spécialisés, dont le Nunavut Fisheries and Marine Training Consortium et l’Arctic Marine Training Centre. 

Elle affirme accorder la priorité à l’embauche de diplômés de ces programmes, tout en considérant aussi les candidatures d’Inuit, de membres des Premières Nations et de Métis ayant suivi d’autres formations maritimes.  

Pour Arctic Marine Training (AMT), même s’ils voient régulièrement des navires et des opérations dans leurs communautés, les résidents du Nord ne sont pas toujours au fait des métiers qui s’y rattachent, des qualifications nécessaires ni des cheminements qui y mènent. Des initiatives comme la Journée de la Garde côtière permettent justement de les faire connaître.  

« Ces événements transforment la sensibilisation en possibilités », souligne Kari Davenport, directrice du développement des affaires chez Arctic Marine Training.  

Elle estime toutefois que cette découverte n’est qu’une première étape. Une fois l’intérêt suscité, les candidats doivent pouvoir compter sur un parcours clair vers la formation, du soutien financier, les certifications requises, des occasions d’acquérir du temps de mer et, ultimement, un emploi. 

Le programme Bridge Watch Rating (BWR) de l’organisation constitue, selon elle, la voie la plus directe vers des postes de niveau débutant sur le pont, notamment à la Garde côtière canadienne.  

Les étudiants y développent les compétences nécessaires, approfondissent leur compréhension des exigences à respecter, se familiarisent avec l’industrie maritime et peuvent entrer en contact avec des employeurs.  

Davenport souligne également l’importance de rendre ces programmes accessibles dans le Nord. Selon elle, cela réduit les obstacles liés aux déplacements et au fait de devoir déménager pour se former, tout en leur permettant de demeurer plus près de leur famille et de leur communauté. 

Douze diplômés à la Garde côtière  

Jusqu’ici, 12 diplômés d’AMT ont été embauchés par la Garde côtière canadienne, précise-t-elle. Neuf l’ont été directement dans le cadre du programme de participation et de formation autochtones, tandis que trois ont été embauchés par d’autres voies. 

La transition vers la vie professionnelle comporte toutefois encore plusieurs obstacles pour les habitants du Nord et les Autochtones. La directrice cite notamment les coûts de déplacement, l’accès aux examens médicaux maritimes, la nécessité de détenir lescertifications requises, le temps passé loin de la famille, les démarches de recrutement et la difficulté d’obtenir une première expérience en mer.  

« Lorsque la formation est accessible, soutenue et liée à de véritables parcours vers l’emploi, les résidents du Nord connaissent beaucoup de succès », dit-elle. 

Elle ajoute que le mentorat et les mesures de soutien concrètes restent importants pour favoriser des carrières à long terme près de chez eux. 

Randy Siakuluk, inscrit au programme BWR d’Arctic Marine Training à Iqaluit, a participé à la visite du NGCC Captain Molly Kool. « Ce qui m’a le plus marqué, c’est l’équipage », indique-t-il. Il souligne notamment l’entraide entre ses membres et le travail d’équipe à bord.  

L’étudiant estime que cette expérience, combinée à ce qu’il apprend en classe, a rendu plus concrète la perspective d’une carrière dans ce secteur. Il dit vouloir devenir ingénieur maritime.  

Pour le moment, aucune autre journée semblable n’est prévue au Nunavut. 

Des visites guidées du brise-glace ont eu lieu tout au long de la journée à Iqaluit, le 18 septembre dernier.

Gwendoline Le Bomin

Une salle des vestiaires. 

Gwendoline Le Bomin

Sur le ponton du bateau.

Gwendoline Le Bomin

L’infirmerie du bateau. 

Gwendoline Le Bomin

La salle des machines du bateau.

Gwendoline Le Bomin

La salle de commande du brise-glace Captain Molly Kool.

Gwendoline Le Bomin