le Mardi 8 septembre 2026
le Lundi 7 septembre 2026 10:00 | mis à jour le 8 septembre 2026 13:08 Actualités

Un corridor commun se trace pas à pas vers le Nunavut

De gauche à droite : le premier ministre des TNO, R.J. Simpson, la ministre Caroline Wawzonek, puis les chefs Ernest Betsina, Jackson Lafferty, Doreen Arrowmaker, Adeline Football et Bertha Rabesca Zoe, réunis à l’occasion de l’annonce du corridor proposé pour le Corridor économique et de sécurité de l’Arctique. — Courtoisie
De gauche à droite : le premier ministre des TNO, R.J. Simpson, la ministre Caroline Wawzonek, puis les chefs Ernest Betsina, Jackson Lafferty, Doreen Arrowmaker, Adeline Football et Bertha Rabesca Zoe, réunis à l’occasion de l’annonce du corridor proposé pour le Corridor économique et de sécurité de l’Arctique.
Courtoisie

Après plus d’un an de discussions, les Tłı̨chǫ et la YKDFN se sont enfin entendus sur un corridor de 30 km de large. Le tracé final de la route reste à définir.

Un corridor commun se trace pas à pas vers le Nunavut
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Après plus d’un an de discussions, le gouvernement tłı̨chǫ et la Yellowknives Dene First Nation (YKDFN) se sont entendus sur la zone dans laquelle pourrait passer le futur corridor économique et de sécurité de l’Arctique.

Il ne s’agit pas encore du tracé d’une route, mais d’une bande d’environ 30 kilomètres de large à l’intérieur de laquelle celui-ci devra être défini. Le corridor proposé devrait s’étendre sur environ 420 kilomètres, depuis la route 3, à l’ouest de Yellowknife, jusqu’à la frontière du Nunavut.

Selon le document de consensus rendu public par les deux Nations, le corridor débuterait à au moins 15 kilomètres à l’ouest des limites de Yellowknife. Il se dirigerait ensuite vers le nord, près de Colomac et à l’ouest de Wekweètì, avant de passer à l’ouest de Point Lake en direction d’Izok et de la frontière du Nunavut.

Caribou et développement

Le choix de cette zone résulte d’un compromis entre plusieurs objectifs, notamment la protection du caribou, l’accès aux ressources minières et les retombées économiques pour les communautés autochtones.

« Protéger le caribou et bâtir un avenir pour notre peuple étaient nos principales priorités », a déclaré le grand chef du gouvernement tłı̨chǫ, Jackson Lafferty.

Il reconnait toutefois qu’une route dans les terres de la toundra ne sera pas sans conséquences. « Nous avons choisi ce corridor afin de réduire autant que possible les dommages causés au caribou, tout en sachant qu’une route dans les barrenlands [terres arides et sauvages] aura toujours des impacts que nous devrons gérer », a-t-il ajouté.

Le tracé retenu évite notamment certaines zones jugées particulièrement sensibles pour les déplacements du caribou. Le corridor passerait à l’ouest de Wekweètì et de Point Lake, une option présentée par les deux Nations comme moins dommageable que d’autres scénarios étudiés auparavant.

Il donnerait aussi accès à plusieurs secteurs miniers ou projets potentiels, dont Discovery, Colomac et Izok. Le rapport estime que cette option offre le meilleur potentiel économique parmi les corridors considérés comme viables du point de vue de la protection du caribou.

Protéger le caribou et bâtir un avenir pour notre peuple étaient nos principales priorités.

— Jackson Lafferty, grand chef du gouvernement tłı̨chǫ

Le corridor, large d’environ 30 kilomètres, s’étend de la région de Yellowknife vers la frontière du Nunavut. Le tracé définitif de la route reste à déterminer.

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