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le Mercredi 11 octobre 2023 16:52 | mis à jour le 8 mars 2024 16:56 Local

Les adolescents de l’École des Trois-Soleils découvrent leurs nouveaux locaux

  Crédit : Lucie Blanchard
Crédit : Lucie Blanchard
C’est à la suite de près de deux ans de travaux que les élèves de la 9e à la 12e année de l’École des Trois-Soleils ont accédé, le 25 septembre dernier, à leurs nouveaux locaux. Pour les étudiants et le personnel qui occupaient autrefois l’École secondaire Inuksuk par manque d’espace, il s’agit d’un changement plus qu’apprécié.

Le 25 septembre, les seize élèves du secondaire de l’École des Trois-Soleils attendaient fébrilement à l’extérieur de l’établissement pour le dévoilement de leur nouvel espace scolaire.

Crédit : Daniel Lamontagne

Le 25 septembre au matin, les seize élèves du secondaire de l’École des Trois-Soleils attendaient fébrilement à l’extérieur de l’établissement pour le dévoilement de leur nouvel espace scolaire.

Les étudiants, qui avaient procédé à leur rentrée scolaire le 5 septembre dernier, étaient temporairement localisés dans différents locaux de l’école tels que la bibliothèque et l’espace dédié au service de garde.

Cette relocalisation a permis de finaliser quelques détails avant la livraison du chantier, qui somme toute n’a accusé qu’un très léger retard.

Le nouveau gymnase est l’élément qui a fait l’unanimité chez les élèves.

Crédit : Daniel Lamontagne

Le nouveau gymnase vole la vedette

Les nouveaux locaux sont composés entre autres d’un gymnase, d’un plus grand espace pour la garderie et de quatre salles de classe, dont une salle pour des cours de métiers et un laboratoire scientifique.

Selon Julie Déry, directrice de l’École des Trois-Soleils, ces améliorations représentent un « monde de différences » pour le personnel.

À l’École secondaire Inuksuk, un seul local était disponible aux enseignants et aux élèves. L’ajout de classes contribue à l’amélioration de la qualité de vie.

Toujours selon la directrice, le fait que les enseignants soient en contact avec plus de collègues augmente aussi le sentiment d’appartenance à l’école.

Du côté des élèves, le gymnase est l’élément qui a fait l’unanimité. « Tous les élèves de l’École des Trois-Soleils à partir de la maternelle bénéficient du gymnase. Donc, ça aussi c’est extraordinaire pour les enfants », précise Julie Déry.

Les étudiants à partir de la 4e année se rendent également dans le nouvel espace pour y recevoir leur cours d’anglais.

Des activités ont eu lieu à l’École des Trois-Soleils dans le cadre de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

Crédit : Courtoisie Julie Déry

S’ouvrir à la communauté

Auparavant au Yukon, Julie Déry en est à sa première année à titre de directrice à l’École des Trois-Soleils.

Possédant 20 ans d’expérience dans le domaine de l’enseignement et, plus particulièrement, en adaptation scolaire, la femme considère l’aspect humain, le bien-être et la bienveillance comme primordiaux dans un milieu scolaire.

Alors qu’elle a toujours été impliquée à différents niveaux, un poste de direction lui trottait dans la tête depuis un certain temps.

L’an dernier, Julie Déry a réalisé un contrat en première année à l’École des Trois-Soleils et est tombée en amour avec l’établissement et le potentiel de projet pouvant y être réalisé.

Elle a déjà ciblé certaines priorités sur lesquelles elle désire travailler.

« Par rapport à l’école secondaire, par rapport aux jeunes, j’ai vraiment un souci de rétention des élèves et essayer d’augmenter notre nombre d’élèves au secondaire. Je veux vraiment porter une grande attention sur l’ouverture à la communauté », explique-t-elle.

Cela pourrait se traduire par une plus grande présence des parents et davantage d’ouverture au niveau des anglophones et de la culture inuit.

Le 29 septembre dernier, dans le cadre de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, Mary Tikivik est venu cuisiner un ragoût de phoque qui a pu être dégusté par les élèves, constituant un bon pas vers l’objectif d’ouverture à la communauté.

La directrice souhaiterait aussi que des étudiants d’autres écoles viennent jouer dans le gymnase afin de composer des équipes sportives et établir une programmation de sports intramuraux.

Une modification du curriculum

Cette année, le curriculum de la maternelle à la 8e année de l’École des Trois-Soleils a changé, passant de celui de l’Alberta à celui de la Colombie-Britannique.

Lorsque Julie Déry résidait au Yukon, elle a vécu ce même changement.

L’utilisation du curriculum de la Colombie-Britannique se veut un projet-pilote pour l’École des Trois-Soleils qui est le seul établissement à en faire l’implantation au Nunavut.

Ce curriculum a été produit à partir de recherches de ce qui se fait dans les meilleures juridictions internationales et se veut davantage visuel.

« Les enseignants ont vraiment bien accueilli ça », s’enthousiasme Julie Déry.

La grande différence entre les deux curriculums réside dans le fait que celui de l’Alberta est davantage conçu sur des objectifs alors que celui de la Colombie-Britannique est axé sur les compétences.

Cela apporte des modifications au niveau de l’évaluation qui est beaucoup plus basée sur des projets, des observations de compétences pouvant être vues dans la classe.

Michel St-Amant, directeur général par intérim de la Commission scolaire francophone du Nunavut (CSFN) était lui-même en Colombie-Britannique avant d’emménager à Iqaluit.

Il explique que le Nunavut rejoint les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon en adhérant au curriculum de la Colombie-Britannique.

« Cela permet notamment de pouvoir bénéficier d’une expertise assez extraordinaire », estime Michel St-Amant.

Étant toujours en pourparlers avec le ministère de l’Éducation sur la façon que seront présentés les résultats avec l’implantation de ce nouveau système, la direction prévoit, pour le moment, la transmission d’un bulletin maison.