le Jeudi 23 mai 2024
le Mercredi 27 mars 2024 13:00 | mis à jour le 27 mars 2024 15:27 Société

Évaluation externe de la gestion des feux

La saison des feux de 2023 a été particulièrement dévastatrice aux TNO. — Crédit : Cristiano Pereira
La saison des feux de 2023 a été particulièrement dévastatrice aux TNO.
Crédit : Cristiano Pereira
Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a lancé un appel d’offres afin d’engager un évaluateur indépendant qui révisera sa gestion des feux de forêt en 2023.

L’échéance pour répondre à l’appel d’offres est le 28 mars. Le contracteur choisi devrait pouvoir entrer en œuvre autour de la mi-avril afin de rendre public l’examen indépendant à l’automne 2024. Les conclusions de cet examen aideront à déterminer s’il sera nécessaire de mener une enquête publique.

Les GTNO a choisi de ne pas révéler le budget disponible pour ce qui est présenté comme « la plus importante analyse après incident de son histoire ».

Mandat

L’entrepreneur indépendant devra évaluer la qualité de la surveillance des risques, les activités de préparation aux situations d’urgence, les interventions, les communications et la phase de rétablissement (rapatriement, évaluation des dommages, etc.).

Il devra tenir compte des nombreuses consultations (questionnaires en ligne, réunions publiques, etc.) qui toucheront l’ensemble de la population ténoise et permettront l’anonymat à ceux et celles qui le désirent.

Les échanges concerneront les collectivités de Hay River, K’atl’odeeche, Sambaa K’e, Wekweètì, Behchokǫ̀, Fort Smith, Salt River, Jean Marie River, Enterprise, Kakisa, Yellowknife et Dettah/N’dilo.

L’examen indépendant relevait initialement du ministère des Affaires municipales et communautaires, mais a été transféré au ministère de l’Exécutif et des Affaires autochtones.

Une confiance à rétablir

Pour la mairesse de Hay River, Kandis Jameson, qui souligne une perte de confiance dans le GTNO suivant l’épisode des feux de forêt, une évaluation externe pourrait s’avérer suffisante et permettre de se dispenser d’une enquête publique

« Nous savons que des enquêtes publiques sont très dispendieuses, ça peut couter jusqu’à un million de dollars par communauté, rappelle Mme Jameson. Il y a du temps et de l’argent impliqués. Il faut des avocats. Si le gouvernement peut garantir qu’une évaluation sera vraiment indépendante, c’est suffisant. Ce sera le même résultat qu’une enquête publique […] et les citoyens seront satisfaits. »

La mairesse Jameson affirme que tout l’épisode des feux et des évacuations doit être examiné pour pouvoir apporter des améliorations. « Il n’y a pas eu de pertes de vies, mais les choses auraient pu tourner différemment », dit-elle.

La motion adoptée

Le 22 février à l’Assemblée législative, une motion proposée par le député de Range Lake Kieron Testart. En faveur d’une enquête publique a reçu un vote favorable de la majorité des députés, les membres du gouvernement s’y opposant.

La motion n’a pas pour l’instant force de loi. Le premier ministre R. J. Simpson s’est engagé à déposer le projet de décret lors de la prochaine session parlementaire, qui débutera le 23 mai.

Simpson s’est montré défavorable jusqu’à maintenant à une enquête publique.

« L’enquête publique est vendue comme la seule façon de faire entendre la voix des citoyens et comme la seule option morale dont nous disposons, a prononcé le premier ministre en chambre le 22 février. Mais aucune de ses affirmations n’est exacte. »

Simpson, aussi député de Hay River Nord, a souligné les couts d’une telle enquête, les contraintes légales manque de possibilité pour l’anonymat, qui peut restreindre l’expression d’employés du GTNO et de contractants du gouvernement.

Consultations parallèles

L’examen indépendant est complété par des activités d’échanges annuelles menées par les gestionnaires de l’aménagement forestier des Territoires du Nord-Ouest, qui se rendent dans les collectivités de toutes les régions pour recueillir les commentaires des leadeurs autochtones, des administrations communautaires et du public sur la gestion des feux de forêt.

Pour une première fois, le public peut aussi partager ses commentaires par l’intermédiaire du portail d’échanges du GTNO, qui mène à des forums d’idées ou de discussions, à un lien pour des commentaires et à un sondage.