le Mercredi 29 mai 2024
le Mercredi 14 février 2024 13:00 | mis à jour le 23 février 2024 16:36 Communauté

Un réseau d’aide s’organise pour les aînés d’Iqaluit

Les personnes intéressées à s’impliquer dans ce réseau d’aide peuvent créer des contacts avec un seul ou plusieurs aînés.  — Jorge Lopez – Unsplash
Les personnes intéressées à s’impliquer dans ce réseau d’aide peuvent créer des contacts avec un seul ou plusieurs aînés.
Jorge Lopez – Unsplash
Approuvé en septembre 2023, un projet-pilote de la Société Nunavummi Disabilities Makinnasuaqtiit (SNDM) visant à construire un réseau de soins pour venir en aide aux aînés d’Iqaluit prend son envol. Prévue pour le moment jusqu’en 2025, l’initiative permettra aux aînés de recevoir le soutien de bénévoles pour la réalisation de tâches diverses.

Alors que le projet-pilote a été approuvé il y a quelques mois, un certain temps de planification au niveau de la logistique a d’abord été nécessaire pour débuter l’offre de services.

Cette étape franchie, la SNDM est maintenant à la recherche de bénévoles prêts à faire une différence dans la vie des aînés de leur communauté.

Le réseau de soins prévoit offrir du soutien pour la préparation et la livraison de repas, dans le cadre de visites d’amitiés, pour de l’aide au transport afin d’effectuer les courses quotidiennes et pour le déneigement.

Faire une différence dans la vie d’un aîné

Les bénévoles sont amenés à se déplacer dans différents endroits en fonction de leur participation aux activités.

Tout aîné qui souhaite s’inscrire pour obtenir du soutien est le bienvenu.

Des activités comme la préparation et la livraison des repas ont besoin d’un peu plus de planification, mais le soutien au transport et les visites peuvent être organisés en fonction des horaires personnels.

Le 8 février dernier, un événement de distribution de nourriture traditionnelle gratuite pour les aînés s’est tenu à la résidence pour personnes âgées d’Iqaluit.

Des bénévoles se sont affairés à la préparation du repas et des dispositions ont aussi été prises pour que les aînés qui n’étaient pas en mesure de se déplacer puissent se faire livrer la nourriture à leur domicile.

Les personnes intéressées à s’impliquer dans ce réseau d’aide peuvent créer des contacts avec un seul ou plusieurs aînés.  

« Cela dépend de la disponibilité des bénévoles et de l’aide qu’ils peuvent donner pour chaque activité. S’il y a une demande de rester en contact avec la même personne, c’est certainement quelque chose que nous pouvons envisager ensemble », affirme Lisa Spencer, responsable des communications à la Société Nunavummi Disabilities Makinnasuaqtiit.

Alors que le projet-pilote en est encore à ses débuts, il demeure difficile pour l’organisation d’évaluer si le nombre de bénévoles impliqués pour le moment sera suffisant pour combler les demandes d’aide.

« Nous voulons planifier à l’avance pour nous assurer que les aînés reçoivent du soutien et que les bénévoles aient du temps. L’horaire de chacun est différent et nous voulons être flexibles », précise Lisa Spencer.

La SNDM est ravie que le projet-pilote permette l’entraide tout au long de l’année.

Ultimement, à la fin du projet, en 2025, l’organisation souhaite qu’elle ait pu aider les membres de la communauté à établir des liens entre eux.

Un large mandat

La SNDM est une organisation pour les personnes vivant avec une situation de handicap, mais elle offre aussi des services et du soutien à toute personne qui s’identifie comme étant confrontée à un obstacle dans sa communauté.

Cela comprend tous les Nunavummiut de toutes les collectivités, du nourrisson à l’aîné.

Les activités de la Société se concentrent principalement sur la défense des droits, de sorte que les programmes peuvent varier en fonction des besoins et de la disponibilité.

Des programmes culturels, des programmes d’aide à l’emploi et des programmes de mentorat font partie des services offerts.

À cela s’ajoute l’organisation de programmes sportifs accessibles et de rassemblements communautaires.

La SNDM participe également à quelques projets de recherche et à des partenariats avec d’autres organisations canadiennes.

« Nous faisons ce que nous pouvons là où nous le pouvons. En fin de compte, nous faisons la promotion de la sensibilisation, des possibilités, du choix et de la participation à tous les aspects de la vie au Nunavut ! Cela inclut les personnes qui acceptent l’étiquette de handicap et les personnes qui la rejettent, mais qui ont toujours besoin de soutien », conclut Lisa Spencer.

IJL – Réseau.Presse – Le Nunavoix