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le Mercredi 8 novembre 2023 16:36 | mis à jour le 7 mars 2024 16:44 Actualités

Plusieurs défis attendent les commissaires de la CSFN

  Crédit : Gabrielle Poulin
Crédit : Gabrielle Poulin
Le 23 octobre ne marquait pas seulement la tenue des élections municipales, mais également celle des commissaires de la Commission scolaire francophone du Nunavut. Ce sont 307 personnes qui ont exercé leur droit de vote pour élire les cinq commissaires qui sont mandatés pour quatre ans.

Les membres du Conseil des commissaires déterminent les orientations de la commission scolaire en prenant en considération l’intérêt des élèves, des parents et des électeurs de la communauté.

Des six candidats en lice pour un poste de commissaire pour représenter la Commission scolaire francophone du Nunavut (CSFN), cinq personnes ont été élues.

Alors que Collins Tagnigou, Judy Sessua et Zoya Martin possèdent de l’expérience dans ce rôle, il s’agit d’un premier mandat pour Margaret Friesen et René Tanga.

Les choix de la présidence et de la vice-présidence du Conseil se feront lors de la prochaine rencontre des commissaires.

Les élèves de l’école étant la priorité de Margaret Friesen, elle a plus que hâte de les aider.

Crédit : Courtoisie

Être la voix des enfants à besoins particuliers

Mère de trois enfants fréquentant l’École des Trois-Soleils, Margaret Friesen concentre ses études dans l’analyse et la résolution de conflits, la médiation et les stratégies de résolution pour trouver une solution qui convient aux deux parties.

Les élèves de l’école étant sa priorité, elle a plus que hâte de les aider.

En se présentant, elle souhaitait d’abord promouvoir la voix des élèves ayant des capacités différentes en reconnaissant que des aménagements peuvent être nécessaires pour bien les encadrer.

Elle souhaitait aussi soutenir le personnel en mettant de l’avant ses nombreuses années d’expérience dans le domaine des ressources humaines et sa connaissance du gouvernement du Nunavut.

Celle pour qui le français n’est pas la langue maternelle croit que les parents qui ne parlent pas la langue parfaitement ont le droit de supporter leurs enfants et de s’impliquer dans leur éducation.

« Je respecte le droit de nos enfants d’apprendre dans leur langue première, le français, et je supporte également l’inuktut et respecte la culture et la terre sur laquelle nous avons le privilège d’habiter. Nous pouvons être plusieurs choses en même temps, pas seulement des Franco-Nunavois, et il faut respecter cette balance délicate », affirme-t-elle.

Judy Sessua en est à son deuxième mandat est content de contribuer à faire avancer les dossiers de la CSFN.

Crédit : Courtoisie

Identifier les ayants droit

Originaire du Cameroun et comptable professionnel agréé de formation, Judy Sessua a immigré au Canada avec sa famille il y a plus de 13 ans.

D’abord emménagé à Rankin Inlet en 2014, la famille s’est installée à Iqaluit en 2015 afin que leurs enfants puissent fréquenter une école francophone et ainsi conserver le français comme langue première.

Celui qui en est à son deuxième mandat est content de contribuer à faire avancer les dossiers de la CSFN.

Au cours de sa première implication, il était le président du Conseil.

« Nous sommes satisfaits de la collaboration avec le département de l’éducation et nous souhaitons obtenir plus de ressources dont la CSFN a besoin afin d’identifier tous les ayants droit dans le territoire et s’assurer que tous reçoivent les services éducatifs en français langue première », informe-t-il.

Collins Tagnigou est commissaire à la CSFN depuis 2019 et s’implique dans d’autres organismes communautaires pour faire rayonner la communauté franco-nunavoise. 

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Augmenter le financement

Vivant à Iqaluit avec sa famille depuis 2017, Collins Tagnigou y travaille comme infirmier.

Depuis 2019, il est commissaire à la CSFN et s’implique dans d’autres organismes communautaires pour faire rayonner la communauté franco-nunavoise. 

En se représentant pour un second mandat, il souhaitait poursuivre des dossiers qui nécessitent encore du travail pour en arriver à leur finalité.

Il estime que l’expérience acquise ces quatre dernières années sera utile tant à lui qu’à la communauté scolaire.

Parent de quatre enfants, dont deux fréquentant l’école francophone, il connait les défis auxquels font face les élèves et les enseignants dans le système d’éducation.

Il croit que chaque élève mérite d’avoir accès à une éducation de qualité.

« C’est pourquoi mon principal défi sera de plaider en faveur d’une augmentation du financement de la commission scolaire. Nos écoles doivent être sécuritaires, fonctionnelles et propices à l’apprentissage. J’appuierai les politiques qui attirent et retiennent les meilleurs enseignants et qui veillent à ce qu’ils disposent des ressources dont ils ont besoin pour favoriser la réussite de nos enfants », déclare-t-il.

René Tanga entame son premier mandat comme commissaire. Il désire représenter les intérêts de la communauté francophone, des parents, des enseignants et des élèves auprès du gouvernement du Nunavut

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Offrir de l’enseignement francophone dans d’autres communautés

René Tanga habite au Nunavut depuis octobre 2021. Marié, il est le père de trois enfants fréquentant l’École des Trois-Soleils.

Il exerce la profession de comptable professionnel agréé et est titulaire d’un Master en Finance et comptabilité obtenu en 2009 au HEC de Liège en Belgique.

Actuellement, il agit à titre intérimaire comme directeur des finances au ministère de la Santé du Nunavut et est également membre du Conseil d’administration du Réseau de santé en français au Nunavut (RÉSEFAN).

René Tanga entame maintenant son premier mandat comme commissaire.  

« Ce qui m’a motivé, c’est l’envie de m’impliquer dans la communauté et d’appuyer, aider et fournir une éducation de qualité en français au Nunavut », indique-t-il.

Parmi ses aspirations pour les quatre prochaines années, il cite entre autres qu’il souhaite travailler à promouvoir l’enseignement en langue française dans un contexte de minorité et mettre à la disposition des élèves et enseignants des outils adaptés.

Il désire aussi représenter les intérêts de la communauté francophone, des parents, des enseignants et des élèves auprès du gouvernement du Nunavut et regarder les options d’enseignement en langue française dans les autres communautés du territoire.

Zoya Martin était membre du Conseil des commissaires depuis un peu plus d’un an à titre de vice-présidente et se sent prête à faire avancer les choses à la CSFN.

Crédit : Courtoisie

Offrir un service de garde

N’ayant pu être rejointe directement, Le Nunavoix a pu trouver des informations sur les motivations de Zoya Martin à agir comme commissaire sur sa page Facebook personnelle.

Celle qui était membre du Conseil des commissaires depuis un peu plus d’un an à titre de vice-présidente indique qu’il y a de nombreux défis qui ont été relevés et qui se poursuivent.

« J’aimerais continuer à apporter mes capacités et mon soutien pour relever ces défis. À titre d’exemple, nous travaillons toujours pour offrir pleinement un service de garde, nous relançons notre stratégie et nous passons à une école [maternelle-12e] dans un seul bâtiment », indique-t-elle.

Zoya Martin croit que ses qualités telles que le professionnalisme, le travail acharné et l’ouverture à l’apprentissage d’autres points de vue puissent faire avancer les choses à la CSFN.

Sa volonté de prendre des décisions difficiles, son esprit d’équipe et son sens critique des situations pour s’assurer qu’elles sont les meilleures pour la communauté scolaire sont d’autres atouts qu’elle affirme posséder.