le Mercredi 29 mai 2024
le Mercredi 8 novembre 2023 16:54 | mis à jour le 8 mars 2024 14:59 Actualités

Le navire de recherche du Nunavut s’arrête dans quatre communautés

  Crédit : Zoya Martin, Director of Fisheries and Sealing
Crédit : Zoya Martin, Director of Fisheries and Sealing
À la fine pointe de la technologie, le Nuliajuk est un navire de recherche qui a pour mission de soutenir les efforts de conservation fondés sur la science et le développement durable des pêcheries du Nunavut. Au cours de l’été et de l’automne, les Nunavummiut ont été invités à en apprendre davantage sur ce bateau et les recherches qui y sont menées en participant à une visite à bord et en discutant avec l’équipage.

Le Nuliajuk a comme mandat de soutenir la participation des collectivités dans le domaine des pêches, d’appuyer les efforts de réduction de la pauvreté et d’offrir des possibilités de formation de grande valeur aux Inuit.

Depuis le début du mois d’août, le navire de 65 pieds de long a effectué des activités de recherche et de sensibilisation dans les communautés de Pond Inlet, Qikiqtarjuaq et Pangnirtung.

Du 23 au 29 octobre dernier, c’était au tour des Iqalummiut de pouvoir en apprendre davantage sur ce navire.

Depuis le début du mois d’août, le Nuliajuk a effectué des activités de recherche et de sensibilisation dans les communautés de Pond Inlet, Qikiqtarjuaq et Pangnirtung. Au mois d’octobre, le navire s’est arrêté à Iqaluit.

Des recherches axées sur la pêche

Le navire de recherche Nuliajuk a été construit en 2011 par le gouvernement du Nunavut avec le soutien d’un financement fédéral.

« La priorité de la recherche est le développement des pêches, ce qui signifie l’évaluation des stocks et la recherche sur l’écosystème dans les communautés qui détiennent un quota côtier de flétan noir », informe Weichien Chan, gestionnaire des communications au ministère du Développement économique et des Transports du Nunavut.

Le gouvernement souhaite acquérir des connaissances sur les divers facteurs biologiques et environnementaux ayant une incidence sur les ressources halieutiques existantes et potentielles, ainsi que sur la santé et la productivité des pêches.

Ces données permettront d’assurer l’efficacité et la durabilité de l’industrie.

Selon le ministère, il y avait très peu ou pas d’option pour la recherche côtière telle qu’elle est menée par le Nuliajuk avant la construction du bateau.

« Le fait d’avoir un navire qui peut travailler dans la zone côtière tout en ayant encore de l’espace pour les chambres à coucher était quelque chose de nouveau en 2011 pour le Nunavut », déclare Weichien Chan.

L’équipage du navire de recherche Nuliajuk est recruté par RCG Marine Consulting de Terre-Neuve-et-Labrador. Il est composé du capitaine, d’un lieutenant et de deux matelots.

Le Nuliajuk sert également de plateforme de formation pour apprendre aux Inuit à travailler à bord de navires de recherche.

Annuellement, ce sont jusqu’à six Inuit qui y sont formés et employés. 

Lors d’activité de recherche, neuf personnes peuvent prendre place à bord du navire, soit les quatre membres de l’équipage et cinq chercheurs.

Si le navire effectue une courte croisière en demeurant près de la côte, le nombre de passagers peut atteindre 16 personnes, ce qui correspond à la limite compte tenu de l’équipement de sécurité à bord et des règlements de Transports Canada. 

La recherche menée à bord du Nuliajuk est entreprise et financée en collaboration avec Pêches et Océans Canada, l’Agence canadienne de développement économique du Nord, l’Université de Windsor, l’Université Memorial, l’Université du Nouveau-Brunswick, l’Université Dalhousie, ArcticNet, la Sir Alistair Hardy Foundation for Ocean Science, la collectivité de Pangnirtung et le ministère.

Crédit : Zoya Martin, Director of Fisheries and Sealing

Une transmission des connaissances

Les collectivités adjacentes aux activités de recherche du navire bénéficient des données collectées par le navire.

Les communautés sont aussi invitées à partager leurs connaissances avec les scientifiques. La transmission de ces savoirs s’est produite grâce à des efforts de sensibilisation au fil des ans.

« Après la COVID, nous travaillons à nous réengager dans ces initiatives de sensibilisation », indique Weichien Chan.

Cette année, par exemple, un aîné s’est joint à une visite communautaire et a raconté des histoires des endroits où le Nuliajuk naviguait dans le passé.

Il a aussi partagé des histoires traditionnelles et des connaissances des zones avec les autres membres de la communauté à bord ainsi qu’avec l’équipage. 

Les quatre communautés du territoire visitées par le navire au cours des derniers mois ont répondu présentes aux activités de sensibilisation.

Seulement à Pond Inlet, ce sont plus de 300 personnes qui ont visité le Nuliajuk.

« Tous les groupes que nous avons contactés jusqu’à présent ont été très reconnaissants et la plupart ont accepté nos offres », conclut Weichien Chan.

IJL – Réseau.Presse – Le Nunavoix