le Mercredi 29 mai 2024
le Mercredi 27 septembre 2023 12:23 | mis à jour le 22 mars 2024 12:28 Sciences et environnement

La qualité de l’air en dents de scie à Yellowknife

Deux résidents de Yellowknife ont été surpris par une épaisse fumée en naviguant sur la YK River, quelques jours avant l’évacuation. — Crédit : Courtoisie de deux résidents de Yellowknife
Deux résidents de Yellowknife ont été surpris par une épaisse fumée en naviguant sur la YK River, quelques jours avant l’évacuation.
Crédit : Courtoisie de deux résidents de Yellowknife
Selon les données de Purple Air, une application qui mesure en temps réel la qualité de l’air en Amérique du Nord, la qualité de l’air dans le centre-ville de Yellowknife est mauvaise à cause de la présence de particules fines relevées à 197 µg/m3 le 13 septembre 2023.

Entre le 25 et le 30 aout 2023, la qualité générale de l’air dans la capitale était médiocre avec un pic de présence de particules fines (424 µg/m3) le 26 aout.

Entre le 3 et le 6 septembre, la présence de particules fines avait diminué jusqu’à 18 µg/m3 avant que leur présence n’augmente à nouveau à partir du 7 septembre 2023 (65 µg/m3).

Ces particules fines PM2,5, peuvent entraîner un risque pour les personnes exposées pendant 24 heures ou plus, en particulier celles qui présentent une sensibilité accrue à la pollution atmosphérique ou qui souffrent de problèmes respiratoires préexistants.

En revanche, à Hay River, où le feu n’est toujours pas maitrisé, la qualité de l’air est particulièrement mauvaise depuis le 23 aout 2023. Le 12 septembre 2023 dans la soirée, un pic a été atteint avec 792 µg/m3. Le lendemain, la présence des particules fines avait diminué à 407 µg/m3.

Capture d’écran de la carte représentant les fumées dans les TNO, le 07.09.2023.

Source : firesmoke.ca

Ce taux demeure cependant très élevé et pose des risques sérieux pour la santé humaine. Un ordre d’évacuation est toujours en vigueur pour cette communauté où plus de 220 personnes luttent contre le feu qui se trouve à un kilomètre à l’ouest de l’aéroport.

Avec l’augmentation de la présence de la fumée des incendies sur une partie du territoire, le nombre de particules dans l’air augmente aussi. Des symptômes tels que des maux de tête, des douleurs aux yeux, au nez et à la gorge, une toux et un écoulement nasal peuvent survenir. Les symptômes graves comprennent des étourdissements, des douleurs thoraciques, un essoufflement, une respiration sifflante et des palpitations cardiaques.

Selon Jeremy Gibson Bird, responsable des communications au département de la santé et des services sociaux, la plupart des risques pour la santé apparaissent sur le court terme et ces risques peuvent être évités ou minimisés par des mesures proactives que les résidents du territoire peuvent prendre comme éviter les activités sportives à l’extérieur lorsque la qualité de l’air est mauvaise.

Le 16 aout 2023, l’administrateur en chef de la santé publique a publié un avis de santé publique pour de nombreuses collectivités en raison de la mauvaise qualité de l’air.

Cet avis est toujours en vigueur et les personnes vulnérables susceptibles d’être affectées sont les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de diabète, de troubles pulmonaires ou cardiaques ainsi que les femmes enceintes.

Gibson Bird rappelle qu’il est important pour les personnes qui présentent des symptômes comme des maux de tête, des maux de gorge, des étourdissements ou encore une respiration sifflante et des palpitations cardiaques de composer le 8-1-1 ou de se rendre au centre de santé local.

Les effets à long terme sur la santé humaine de l’exposition à la fumée des feux de forêt font encore l’objet de recherches et ne sont pas connus, explique M. Gibson Bird, mais le système de santé des TNO surveille la santé de la population, y compris pendant les périodes de mauvaise qualité de l’air, poursuit-il.

« Dans le cadre de la surveillance, nous nous efforçons de fournir des informations, des conseils et des ressources en temps opportun pour atténuer les risques pour la santé associés à la fumée des incendies de forêt grâce à nos avis de santé publique », conclut M. Gibson Bird.