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le Mercredi 19 juillet 2023 14:08 | mis à jour le 25 mars 2024 14:18 Francophonie

Un été de plaisir et de découverte au Camp FrancoFun

  Crédit : Carrefour Nunavut
Crédit : Carrefour Nunavut
Ce sont 56 enfants âgés entre 5 à 12 ans qui fréquentent cet été le Camp FrancoFun d’Iqaluit. Du 3 juillet au 11 aout, les jeunes inscrits n’ont pas le temps de s’ennuyer cumulant diverses activités tant intérieures qu’en plein air.

Année après année, le Camp FrancoFun, qui est ouvert à tous, poursuit un objectif linguistique en favorisant l’apprentissage du français chez les participants.

Avec une dizaine de moniteurs et un coordonnateur pour accompagner et encadrer les enfants, diverses thématiques sont abordées chaque semaine.

L’océan, les animaux du Nunavut, le corps humain et l’hygiène ne sont que quelques exemples des thèmes utilisés pour permettre l’apprentissage de nouveau vocabulaire en français.

Afin d’être bien outillés pour participer à toutes ces journées d’activités, les jeunes ont reçu de l’équipement de base tel que des gourdes ainsi qu’un guide sur la façon de bien s’habiller à l’extérieur.

Ce sont 56 enfants âgés entre 5 à 12 ans qui fréquentent cet été le Camp FrancoFun d’Iqaluit.

Crédit : Moïse Aime Dounla

Se renouveler chaque année

Apprendre par le jeu représente un élément majeur du Camp FrancoFun.

« Cette année aussi, on a vraiment cherché à trouver des jeux qu’on a remis aux enfants par catégorie d’âges pour qu’ils puissent même à la maison s’entrainer dans l’apprentissage du français », explique Charlotte Lapôtre, coordonnatrice des Communications et projets spéciaux au Carrefour Nunavut.

Un volet radio a aussi été ajouté en 2023, ce qui amènera les enfants plus âgés à parler de leurs activités et de leurs apprentissages et ainsi s’exercer en français.

Bien que plusieurs jeunes parlent déjà la langue, quelques-uns parlaient uniquement l’anglais à la première journée d’activité.

En raison de la mission du Camp, les moniteurs ont été sensibilisés à ce que les enfants communiquent entre eux le plus souvent possible en français.

« Par exemple, si un jeune ne connait pas le terme exact, ce que l’on a recommandé aux moniteurs, c’était d’essayer de définir le mot pour qu’ensuite, on soit capable de lui donner le bon mot qui est associé à la définition. Le jeune, petit à petit, connait de plus en plus de vocabulaire en français », explique Charlotte Lapôtre. 

Le Camp vise aussi à faire connaitre le territoire aux enfants.

Benoit Havard prodigue par exemple des enseignements concernant la survie dans la toundra en apprenant, entre autres, comment allumer un feu.

Des sessions de pêche, d’orientation dans la toundra, et de l’enseignement concernant les plantes sont aussi offerts.

La panoplie d’activités à l’horaire se poursuit avec des sorties à la piscine, à la bibliothèque et au musée.

« On essaie de les amener pour qu’ils puissent en apprendre un peu plus sur l’histoire du Nunavut et qu’ils grandissent avec un lien d’attachement à la culture du Nord », déclare Moïse Aime Dounla, coordonnateur du Camp FrancoFun.

Une session de piano, qui avait été très appréciée l’an dernier, est aussi de retour cette année.

Les moniteurs du Camp Franco-Fun ont participé à une formation sur la vie le Nord et l’histoire du territoire.

Crédit : Carrefour Nunavut

Des moniteurs outillés

Deux semaines avant la première journée du Camp, les moniteurs ont débuté leur préparation afin d’être prêts pour le jour J.

Six d’entre eux proviennent de l’extérieur du territoire et quatre demeurent au Nunavut.

La découverte du territoire, la participation à des formations, des moments de réflexion sur le programme et la mise en place des ateliers pour les jeunes étaient à l’horaire.

Les nombreuses heures partagées ensemble ont aussi permis de former une cohésion dans l’équipe et de partager les intérêts communs entre les membres.

« Ce que l’on cherchait cette année, c’était que tous les moniteurs soient ensemble et qu’ils fassent des activités ensemble, même en dehors », souligne Charlotte Lapôtre.

Une formation a été offerte par le gouvernement du Nunavut pour en apprendre davantage par exemple, sur la façon de faire pour mieux s’adapter dans le Nord et sur l’histoire du territoire.  

Cela incluait la transmission des connaissances au sujet des pensionnats.

Une formation sur les premiers soins a aussi été offerte comportant les gestes à poser pour des soins généraux, des cas de brulures, d’étouffement, etc.

« À la fin, les moniteurs ont obtenu une attestation de formation. Ils sont aptes à intervenir en cas d’incident », rassure Moïse Aime Dounla.

Anika Qaunirq Hodgson fait partie du groupe de moniteurs. Elle exprime aimer son travail et y passer des journées amusantes, bien que fatigantes.    

De son côté, Priscille Krah, aussi monitrice pour le camp, déclarait à la suite de ses premières journées passées avec les jeunes avoir vécu une semaine plutôt « palpitante » dans la découverte des différentes personnalités des jeunes.

L’enthousiasme des enfants ainsi que leur coopération donne beaucoup de motivation et d’espoir au groupe pour la poursuite de l’aventure.

« Au bout du compte, je reste très confiante pour la suite et j’ai la conviction que nous sommes sur une courbe évolutive en ce qui concerne la gestion et l’épanouissement des enfants », affirmait alors Priscille Krah.