Depuis l’annonce, quelles réactions avez-vous entendues de la part des résidents d’Arviat ?
Les gens ici sont très enthousiastes. Beaucoup m’ont dit qu’ils se réjouissent à l’idée qu’une université soit construite dans leur communauté et qu’ils voient ce projet comme une grande occasion pour les jeunes et les familles de rester dans le Nord pour poursuivre leurs études.
Pensez-vous que le projet d’université entraînera une croissance de la population et une nouvelle activité économique à Arviat ?
Oui, une fois le campus ouvert, nous nous attendons à une croissance immédiate de la population, avec au moins 100 étudiants et 80 membres du personnel. Nous pensons aussi que des familles s’installeront ici, ce qui stimulera l’économie locale.
« L’objectif est de former des diplômés capables de contribuer directement au développement des communautés, tout en préservant la langue, les savoirs et les traditions inuit. »
Quels types de programmes ou de formations seraient les plus importants pour les résidents d’Arviat et pour la région du Kivalliq ?
Il y a beaucoup de possibilités. Selon les plans de l’université de l’Inuit Nunangat, plusieurs domaines pourraient être offerts pour répondre aux besoins de la région, notamment des programmes ancrés dans la culture inuit, l’inuktut, la gouvernance, les services sociaux, l’éducation et d’autres secteurs essentiels. L’objectif est de former des diplômés capables de contribuer directement au développement des communautés, tout en préservant la langue, les savoirs et les traditions inuit.
Comment le hameau se prépare-t-il, au niveau municipal, à l’arrivée du futur campus universitaire ?
La municipalité travaille avec les équipes de planification du projet afin de s’assurer que les services essentiels tels que l’eau, les égouts, les routes, et l’électricité soient prêts pour l’ouverture du campus et l’arrivée des étudiants et du personnel. Cela implique une coordination entre le hameau, l’université et les organismes territoriaux afin de préparer les infrastructures municipales aux besoins futurs.
« Je ne vois pas de défis majeurs insurmontables à ce stade. »
À mesure que le projet avance, quel sera selon vous, le principal défi pour Arviat dans l’accueil d’une telle infrastucture ?
Je ne vois pas de défis majeurs insurmontables à ce stade. La communauté est mobilisée et souhaite soutenir le projet de manière efficace, tout en tirant profit des occasions qu’il offre.
Du point de vue de la municipalité, quels investissements ou quel soutien supplémentaire seront nécessaires de la part des gouvernements territorial et fédéral pour assurer le succès du projet ?
Toute aide sera grandement appréciée. Le succès du projet dépendra aussi de l’engagement continu des gouvernements en matière de financement, de soutien aux infrastructures et de coordination afin qu’Arviat et la région soient bien préparées à accueillir des étudiants et du personnel universitaire.
Que pourrait représenter cette université pour un jeune qui grandit aujourd’hui à Arviat ou ailleurs ?
Pour beaucoup de jeunes Inuit, ce campus pourrait changer la donne, car ils n’auront plus à quitter le Nord pour poursuivre des études supérieures. Ils pourront étudier tout en restant ancrés dans leur langue et leur culture. Ceci favorisera de meilleures perspectives d’avenir au sein même de leurs communautés.
Dans cinq ou dix ans, comment aimeriez-vous voir Arviat évoluer grâce à la présence de l’université ?
À long terme, la présence d’une université pourrait stimuler la création d’emplois, encourager le développement d’entreprises locales et renforcer les possibilités éducatives pour toute la région. C’est une vision partagée par plusieurs leaders locaux qui voient dans ce projet une possibilité d’innovation, de croissance et de renforcement culturel pour Arviat.